Si vous avez l’impression que votre point G est peu sensible, ne vous jugez pas trop vite. La réalité est plus simple qu’il n’y paraît : la sensibilité n’est pas innée ; elle résulte plutôt d’une combinaison de conscience musculaire et de familiarité avec son corps, et ces deux aspects peuvent être développés et améliorés.
Cet article vous aidera à comprendre pourquoi certaines femmes ont du mal à ressentir la stimulation du point G, comment les états physiques et psychologiques influencent le plaisir, et comment un entraînement doux et de simples habitudes peuvent rendre votre corps plus réceptif à ces signaux. Le message principal est simple : votre corps fonctionne parfaitement ; vous avez simplement besoin de l’éveiller de manière plus douce et scientifique.

Pourquoi certaines femmes ont-elles du mal à ressentir leur point G ?
Avant toute chose, soyons clairs : ne pas ressentir la stimulation du point G ne signifie pas que vous avez un problème. De nombreuses femmes vivent la même chose, et les raisons sont souvent liées à la condition physique, au stress et aux habitudes quotidiennes, plutôt qu’à des « défauts personnels ».
1. Différences physiologiques et de condition physique
La sensibilité du point G varie considérablement d’une personne à l’autre. La densité nerveuse, l’épaisseur de la paroi vaginale antérieure, la structure des tissus, les niveaux d’hormones… tous ces facteurs peuvent influencer la perception de la stimulation dans cette zone.
De plus, les fluctuations hormonales (comme avant et après les menstruations, la ménopause et la prise de contraceptifs oraux), la fatigue physique, la sécheresse vaginale ou une mauvaise circulation sanguine peuvent toutes réduire temporairement la sensibilité de cette zone.
Cela signifie que si vous ne ressentez rien aujourd’hui, cela ne signifie pas que vous ne ressentirez jamais rien.
2. Le stress est l’un des principaux facteurs qui diminuent l’excitation.
Un cerveau stressé ou anxieux passe en « mode de faible sensibilité ».
Lorsque votre corps est en état d’alerte, le flux sanguin diminue, les muscles se contractent et il devient plus difficile pour votre cerveau de se concentrer sur le plaisir.
Certaines femmes peuvent même inhiber inconsciemment les réponses de leur corps en raison de sentiments de honte, d’anxiété de performance ou d’expériences traumatisantes passées. Il ne s’agit pas de votre faute, mais d’un mécanisme de protection.
3. Muscles du plancher pelvien, tonicité et sensibilité
Si les muscles du plancher pelvien sont tendus ou manquent d’élasticité de façon prolongée, la paroi vaginale antérieure aura plus de difficulté à réagir à la stimulation.
Le relâchement et la tension musculaire ne sont pas problématiques en soi, mais ils affectent la sensibilité du point G. C’est pourquoi de nombreux experts recommandent une respiration lente, des exercices de relaxation ou des exercices de Kegel légers.
4. Méthodes de stimulation et controverses anatomiques
La communauté scientifique débat encore de la question de savoir si le point G est une « structure indépendante » ou s’il fait partie du réseau clitoridien. Autrement dit, vous cherchez peut-être un « bouton » inexistant, en ignorant le fait que ce dont vous avez réellement besoin, c’est d’une stimulation globale de la paroi antérieure, d’une implication du clitoris et d’une excitation complète.
Si la méthode de stimulation privilégie la « profondeur » au détriment de l’« angle », du « rythme » et des préliminaires, il sera naturellement plus difficile de ressentir le plaisir du point G.
5. Manque d’expérience et de compétences en communication
Tout le monde ne reconnaît pas immédiatement la sensation du point G.
Si vous ne connaissez pas suffisamment votre propre corps, ou si votre partenaire ne sait pas comment ajuster l’angle et le rythme, il est normal de ne pas trouver le point de stimulation idéal.
Il est donc important de se rappeler qu’avoir des difficultés à ressentir le point G ne signifie pas que vous manquez de capacités, que vous avez une faible sensibilité, ou que vous faites partie de ces personnes qui n’ont pas de point G.
Le plus souvent, il s’agit simplement d’une combinaison de facteurs physiques, d’état mental et de méthodes de stimulation. La bonne nouvelle, c’est que ces facteurs peuvent être améliorés, travaillés et même considérablement intensifiés.
Entraînement des muscles du plancher pelvien et plaisir du point G
Si le point G est un « écho interne », les muscles du plancher pelvien sont les amplificateurs qui rendent cet écho plus clair. Il s’agit d’un groupe de petits muscles situés à la base du bassin, responsables du soutien des organes internes, du contrôle des contractions lors de l’orgasme et de la stimulation de la paroi vaginale antérieure (la zone où se situe le point G).

Pourquoi les muscles du plancher pelvien influencent-ils la sensation du point G ?
1. Ils rendent cette zone plus perceptible.
Lorsque vos muscles du plancher pelvien se renforcent, votre perception de la pression, du toucher et du rythme à l’intérieur du vagin s’améliore. Autrement dit, vous vous rendrez plus facilement compte : « Ah, c’est ça !»
2. Ils augmentent le flux sanguin, ce qui se traduit par un plaisir accru.
Une meilleure circulation sanguine rend la paroi vaginale antérieure plus congestionnée et plus sensible, et assure une lubrification plus stable. Ce sont des conditions essentielles pour une stimulation du point G plus intense.
3. Ils rendent les contractions lors de l’orgasme plus fortes et mieux contrôlées.
Lorsque vos muscles du plancher pelvien sont plus élastiques, vous atteindrez plus facilement l’orgasme et vous ressentirez plus facilement cette sensation de pulsation « de l’intérieur vers l’extérieur » pendant l’orgasme, souvent étroitement liée au plaisir du point G.
4. Améliore la conscience corporelle.
Les exercices de Kegel vous aident à mieux connaître cette zone, à savoir comment la détendre et la contracter, et à percevoir plus rapidement les subtiles variations ressenties lors de la stimulation du point G.
Comment débuter un entraînement simple des exercices de Kegel ?
Nul besoin de vocabulaire compliqué ni d’équipement ; suivez simplement ces trois étapes :
Étape 1 : Repérer le bon muscle
Imaginez que vous essayez de vous retenir d’uriner ; le petit cercle de muscles que vous contractez correspond aux muscles de votre plancher pelvien.
Étape 2 : Exercice de Kegel de base
- Contractez pendant 3 à 4 secondes.
- Relâchez pendant 3 à 4 secondes.
- Répétez 10 fois.
- Faites deux à trois séries par jour.
Les mouvements doivent être doux ; inutile de forcer ou de contracter tout votre corps.
Étape 3 : N’oubliez pas que la relaxation est également importante.
La force n’est pas le seul objectif ; la souplesse est essentielle. Apprenez à détendre complètement votre corps après la contraction. Cela rendra le point G plus réceptif à la stimulation.
Les exercices de Kegel ne sont pas une solution miracle pour activer le point G, mais ils augmentent la sensibilité du corps, facilitent l’excitation et permettent de capturer plus facilement ce moment intense sous le bon angle.

Comment l’état psychologique influence la stimulation du point G
Les sensations corporelles prennent souvent naissance dans le cerveau, et non dans le corps. La sensation du point G n’est pas une question de technique ; elle dépend surtout de votre niveau de relaxation, de votre sécurité émotionnelle et de votre volonté de vous autoriser à ressentir du plaisir.
Un sentiment de sécurité psychologique est essentiel à la stimulation du point G.
Lorsque vous faites confiance à votre partenaire, que vous vous sentez respectée et comprise, votre cerveau se détend naturellement. Cela réduit les tensions, assouplit les tissus vaginaux et facilite la perception des stimulations subtiles de la paroi antérieure.
À l’inverse, si vous êtes sur la défensive, si vous craignez d’être jugée ou si vous êtes émotionnellement distante, votre cerveau se met automatiquement en mode de protection. Vos muscles du plancher pelvien se contractent alors inconsciemment, réduisant ainsi la perception du point G.
La relaxation et l’acceptation de soi sont plus importantes que les techniques.
De nombreuses femmes se mettent la pression lorsqu’elles explorent leur point G : « Aurais-je dû le sentir avant ? »
Cette attente tend en réalité le corps et détourne l’attention de ses signaux vers l’extérieur plutôt que vers l’intérieur.
Lorsque vous vous autorisez à ralentir et à accepter que chaque expérience soit unique, votre corps commencera véritablement à réagir.
La relaxation ne consiste pas à « essayer de se détendre », mais plutôt à créer un environnement sûr et apaisant, par exemple :
- Une humeur détendue
- Un rythme doux
- Aucune performance exigée.
- Ne recherchez pas de résultats.
Dans cet état, la sensibilité du point G tend à augmenter naturellement.
Les émotions et la situation relationnelle peuvent amplifier ou atténuer les sensations.
Des émotions positives, une interaction détendue et une anticipation agréable : tous ces éléments peuvent favoriser l’excitation sexuelle, rendre les préliminaires plus efficaces, augmenter le flux sanguin vaginal et faciliter la stimulation du point G.
Cependant, si vous êtes très stressée, anxieuse, dans des relations tendues ou si vous avez négligé vos propres besoins pendant longtemps, votre cerveau réagira par une inhibition. Ce n’est pas que vous n’ayez pas de point G, mais que votre esprit et votre corps ne soient pas « ouverts » pour le moment.

Comment faciliter l’ouverture du corps
Pour intensifier la sensation du point G, l’important n’est pas de forcer, mais de mettre le corps dans un état de réceptivité et d’acceptation, ce que l’on appelle « l’ouverture ». Il ne s’agit pas de relaxation, mais d’un processus progressif qui se déploie de l’extérieur vers l’intérieur, des émotions au corps.
La lubrification est le premier signal envoyé par le corps indiquant qu’il souhaite continuer.
Une lubrification suffisante réduit les frottements et les sensations de tiraillement, facilitant ainsi la stimulation douce de la paroi vaginale antérieure.
Même en cas d’excitation, une lubrification supplémentaire peut considérablement améliorer le confort, rendant la sensation de pression au niveau du point G plus nette et plus agréable.
Pour choisir un lubrifiant, privilégiez :
- Un lubrifiant à base d’eau : léger, non irritant et adapté aux peaux sensibles.
- Une viscosité élevée ou des lubrifiants conçus spécifiquement pour la stimulation profonde : permettent une stimulation plus stable de la paroi antérieure.
La lubrification n’est pas un simple « plus », c’est un signe que le corps est prêt à s’engager.
Plus l’environnement est détendu, plus le corps est disposé à s’ouvrir.
Le plaisir que vous ressentez est plus lié à votre environnement que vous ne le pensez.
Une lumière vive, un espace encombré et une atmosphère froide peuvent maintenir le corps en état d’éveil, réduisant ainsi la sensibilité interne.
Une atmosphère relaxante peut inclure :
- Un éclairage doux ;
- Un parfum apaisant ;
- Un espace où vous ne serez pas dérangé(e) ;
- Une température agréable et des draps doux.
Lorsque l’environnement extérieur vous met à l’aise, votre corps est plus enclin à se concentrer sur ses sensations internes.
Des préliminaires légers sont le déclencheur qui éveille le point G.
Le point G ne réagit pas bien à une stimulation profonde et soudaine ; il préfère une augmentation progressive de l’intensité.
Des préliminaires légers peuvent diriger le flux sanguin vers la région pelvienne, rendant la paroi vaginale antérieure plus ferme et donc plus sensible à la pression et à la friction.
Les préliminaires légers n’ont pas besoin d’être compliqués ; le secret réside dans le rythme et la patience. Par exemple :
- Des caresses lentes et douces
- Des baisers
- Des mots doux
- Une légère stimulation clitoridienne
Lorsque le corps est doucement excité, la réponse du point G est considérablement amplifiée.
La préparation mentale est plus importante qu’il n’y paraît.
La plupart des femmes ne passent pas d’abord à l’acte physique, mais plutôt à l’acte émotionnel.
Cette préparation psychologique met le cerveau dans un état d’ouverture au plaisir, rendant chaque contact plus intense.
Cette préparation psychologique peut être très simple :
- Un câlin pour se détendre
- Un compliment qui vous fait vous sentir désirée
- Un regard sincère avec votre partenaire
- Une musique ou une fantaisie qui vous transporte dans un certain état émotionnel.
Lorsque les émotions sont stimulées, le corps s’ouvre naturellement, sans qu’il soit nécessaire de le forcer.
N’oubliez pas : s’ouvrir au corps n’est pas une technique, mais plutôt l’effet combiné de l’environnement, des émotions, du rythme et de la douceur. Lorsque ces conditions sont réunies, le point G devient plus clair et plus réceptif.

Faites de l’exploration du point G un processus détendu et naturel.
S’ouvrir au corps n’est pas une question de technique, mais plutôt de créer une synergie. Une bonne lubrification, un environnement calme et propice à la concentration, des préliminaires doux et un état d’esprit détendu permettent progressivement au corps d’être plus réceptif. La sensibilité du point G ne s’acquiert pas du jour au lendemain ; elle émerge naturellement grâce à une préparation adéquate. En d’autres termes, le point G se révèle pleinement lorsque le corps et l’esprit sont ouverts. Il suffit de lui accorder de l’espace, de la patience et un confort suffisant.