Pourquoi certaines femmes éjaculent-elles pendant les rapports sexuels tandis que d’autres non ?
Vous êtes-vous déjà demandé : « Est-ce parce que la stimulation n’était pas suffisante que je n’ai pas éjaculé ?» ou « Est-ce parce que je ne sais pas comment faire ?» Vous êtes loin d’être la première à vous poser ces questions.
Aujourd’hui, nous allons parler des mécanismes qui déclenchent l’éjaculation féminine.

Pourquoi la stimulation du point G est-elle essentielle pour éjaculer ?
Éjaculer n’est pas un don mystérieux, mais une réaction naturelle qui se produit chez certaines femmes lorsque leur point G est stimulé avec une intensité, un angle ou un rythme suffisants.
Où se situe exactement le point G ? Pourquoi est-il si sensible ?
Imaginez une zone particulièrement sensible sur la paroi antérieure de votre vagin (du côté opposé à votre nombril).
Ce n’est pas un petit point rond, mais plutôt une zone plus épaisse et texturée.
- Ce point se situe à environ 2-3 cm à l’intérieur de la paroi vaginale antérieure.
- Sa texture est plus spongieuse que celle d’autres zones.
- Il devient plus sensible à la pression et aux frottements (surtout après l’excitation).
Quel est le lien entre l’éjaculation et le point G ?
Lorsque le point G est stimulé de manière constante et appropriée, les glandes de Skene (situées près de l’urètre) de certaines femmes sécrètent un liquide qui est expulsé avant l’orgasme. C’est ce que l’on appelle généralement « l’éjaculation féminine ».
Remarque : Il ne s’agit pas d’urine, ce n’est pas dû à une mauvaise manipulation et ce n’est pas un phénomène systématique.
Il s’agit d’un phénomène physiologique naturel possible et non d’un critère d’évaluation des capacités sexuelles.
Alors, comment stimuler cette zone ?
Du point de vue de la femme, l’essentiel n’est pas l’intensité, mais une pression ciblée et précise.
La stimulation du point G repose sur une pression combinée à un mouvement de va-et-vient, plutôt que sur des mouvements rapides et rectilignes.
Voici quelques indications :
1. Techniques digitales (la plus classique et la plus précise)
- Fléchissez légèrement les doigts.
- Orientez vos doigts vers le nombril.
- Un geste comme « viens ici ».
- Le rythme n’a pas besoin d’être rapide, mais il doit être régulier.
Beaucoup d’hommes vivent leur première éjaculation grâce à cette méthode.
2. Angle du pénis
Si vous êtes un couple hétérosexuel :
- La zone sensible ne se situe pas en profondeur, mais au niveau de l’angle de la paroi antérieure du pénis.
- Un angle ascendant et une poussée plus horizontale augmentent généralement les chances d’atteindre le point G.
Évitez les mouvements rapides et brusques. La stimulation du point G repose davantage sur la sensation de « prise et de pression ».
3. Sextoys pour la stimulation du point G (en particulier ceux aux formes incurvées)
Les sextoys spécialement conçus pour le point G comprennent généralement :
- Une tête flexible
- Une extrémité avant légèrement plus épaisse
- Un matériau légèrement plus rigide est nécessaire pour appliquer une pression optimale.
Ils permettent d’atteindre cette zone avec plus de précision que les doigts ou le pénis, et la pression est plus constante.
Si le clitoris est votre sésame pour le plaisir,
le point G est la voie privilégiée qui mène à des sensations plus profondes et surprenantes, pouvant même, parfois, provoquer l’éjaculation féminine.

Quelle est l’importance de la stimulation clitoridienne pour l’éjaculation ?
Si le point G est l’interrupteur qui rend l’éjaculation « possible », le clitoris est le bouton d’alimentation qui active véritablement tout le système.
L’éjaculation est presque toujours rarement due « uniquement à la stimulation du point G ». Le plus souvent, elle résulte d’une double stimulation, à la fois du clitoris et du point G.
Clitoris : Centre névralgique du plaisir
Le clitoris possède plus de 10 000 terminaisons nerveuses et n’est pas un simple point ; sa structure interne épouse la paroi antérieure du vagin.
Ceci explique également pourquoi la stimulation clitoridienne externe peut accroître la réactivité du point G.
Il ne s’agit pas d’un mythe ; c’est simplement le résultat de l’interconnexion des voies nerveuses.
Pourquoi la stimulation clitoridienne facilite-t-elle l’éjaculation vaginale ?
1. Cela vous aide à atteindre plus rapidement un état de « préparation physique ».
Meilleure circulation sanguine, meilleure lubrification et sensibilité accrue.
En clair : cela permet au point G de se préparer à l’avance.
Si le point G est la zone qui « a besoin d’un peu de temps pour se réveiller », la stimulation clitoridienne est comme la caféine : « Réveille-toi, chéri(e), on y va !»
2. L’éjaculation elle-même requiert un niveau d’excitation élevé.
Un flot de liquide n’est pas le reflet d’une « giclée qui jaillit au moindre contact ».
C’est plutôt comme ceci : votre corps ne se détend pleinement que lorsque vous avez atteint un certain niveau d’excitation.
Le clitoris est justement l’accélérateur d’excitation le plus direct.
3. La stimulation simultanée des facteurs internes et externes produit un effet synergique.
La recherche et de nombreuses expériences pratiques nous apprennent que :
- Point G isolé → Stimulation intense
- Clitoris isolé → Stimulation fiable
- Les deux s’associent → Parfois, l’orgasme ultime est déclenché.
Cette stimulation hybride permet à la zone du point G de se développer plus rapidement, les nerfs deviennent plus sensibles et il est plus facile d’atteindre le seuil de l’éjaculation.

Comment stimuler le clitoris pour favoriser l’éjaculation chez la femme ?
1. Doigts + Stimulation externe
Vous pouvez :
- Appliquer une légère pression autour du clitoris.
- Inutile d’exercer une friction directe et rapide (qui peut parfois perturber le rythme).
- L’essentiel est une pression légère et une sensation continue.
Cela maintient votre corps dans un état d’excitation intense, de sorte que la stimulation du point G seule ne vous épuise pas.
2. Utiliser un vibromasseur (de préférence petit et précis).
Un vibromasseur léger et ciblé peut :
- Maintenir un rythme régulier
- Stimuler le monde extérieur
- Plus besoin de s’agiter ni d’être distrait(e).
Imaginez : le clitoris crée l’ambiance, le point G l’intensité, et leur combinaison permet un orgasme harmonieux.
3. Synchronisez-vous avec le point G, au lieu de le concurrencer.
La stimulation clitoridienne n’est pas censée « éclipser » le point G, mais plutôt :
- Accroître l’excitation
- Améliorer les sensations tactiles
- Faciliter la relaxation du corps
L’éjaculation dépend souvent moins de la « technique » que de la capacité du corps à se détendre, à s’exciter et à laisser libre cours à cette réaction.

L’influence des facteurs psychologiques sur l’éjaculation féminine
Si le point G et le clitoris constituent le « système matériel » de l’éjaculation, l’état psychologique en est le « système logiciel ». Parfois, le problème ne vient pas du corps, mais de l’esprit qui s’inquiète constamment.
La relaxation : la clé pour que votre corps puisse se détendre.
L’éjaculation requiert un état où le corps est prêt à lâcher prise.
Mais votre cerveau réagit :
- « Attends, est-ce que je vais faire pipi au lit ?»
- « C’est bizarre, est-ce que je vais faire pipi ?»
- « Est-ce qu’il va me trouver trop désordonnée ?»
Dès que ces pensées surgissent, votre corps freine net. Ce n’est pas que vous ne pouvez pas vous soulager, c’est que votre cerveau appuie sur pause.
Beaucoup de femmes constatent que leur première éjaculation survient généralement lorsqu’elles n’y pensent pas trop.
C’est parce qu’elles ne se rendent pas compte qu’elles vont éjaculer ; elles sont détendues, pleinement présentes et ne cherchent pas à « performer ».
Niveau d’excitation : Très élevé.
L’éjaculation féminine n’est pas un bond soudain.
C’est plutôt :
- Vous êtes déjà très excitée.
- Lorsque le corps atteint un certain niveau d’excitation,
- puis vous lâchez prise soudainement.
- C’est naturel.
C’est pourquoi l’excitation psychologique est plus importante que la technique.
Si votre cerveau est encore dans un état de tension, d’incertitude ou de distraction, votre corps ne permettra pas à l’éjaculation de se produire.

Troubles mentaux courants
Beaucoup de femmes ne sont pas « incapables » d’éjaculer, mais sont plutôt freinées par les facteurs psychologiques suivants :
1. La panique : « Vais-je faire pipi ? »
C’est une confusion fréquente chez toutes les femmes.
Cette tension est presque le plus grand obstacle à l’éjaculation féminine.
Lorsque vous ressentez cette pression, votre cerveau vous dit : « Contracte-toi ! Retiens-toi ! » Bien sûr, votre corps ne peut pas se détendre.
2. La gêne : « Est-ce que ça va salir ? »
Si vous pensez « gardez ça propre » ou « ne faites pas de dégâts », le jet pourrait vous inciter instinctivement à le contrôler.
Mais l’éjaculation est en elle-même une réaction corporelle de relaxation.
3. Manifester de l’anxiété
Lorsque vous pensez :
« Dois-je éjaculer ? »
« Dois-je le surprendre ? »
Votre corps vous dira généralement : « Non. »
L’orgasme ne peut être forcé, et l’éjaculation n’est pas une performance.
4. L’incertitude quant à la réaction du/de la partenaire
Si vous ne savez pas si votre partenaire trouvera cela « trop intense » ou « bouleversant », votre corps adoptera naturellement une attitude défensive.
Certaines femmes ne commencent à explorer cette voie que lorsque leur partenaire déclare explicitement : « Tout ce que ton corps fait est le bienvenu. »

Comment les positions sexuelles influencent-elles l’éjaculation féminine ?
Si l’éjaculation féminine est une performance corporelle, alors les positions sexuelles sont les angles et les ajustements qui la favorisent.
Pour être honnête, du point de vue d’une femme : l’éjaculation ne dépend pas de positions difficiles, mais de la manière et de l’endroit où appliquer la pression. Ce qui est vraiment efficace, ce sont souvent de petits angles, des ajustements subtils et un impact précis.
Ci-dessous, j’ai compilé quelques positions particulièrement favorables à l’éjaculation, toutes basées sur le principe de ne pas avoir à faire de contorsions.
1. Le missionnaire avec un coussin (Simple, mais étonnamment efficace)
C’est une position classique pour la première éjaculation féminine de nombreuses femmes.
Le secret ne réside pas dans la position elle-même, mais plutôt dans le coussin qui change tout.
Que se passe-t-il si vous placez un coussin sous votre bassin (pas dans le bas du dos, pas sur les fesses, mais bien sous le bassin) ?
- L’angle d’entrée crée une pression sur la paroi antérieure.
- La zone du point G est soumise à des frottements et des pressions plus directs.
- Sensation plus concentrée, pression plus précise.
- Une stimulation profonde peut être obtenue sans effort.
C’est le genre d’angle qui vous fait dire : « Ah, on a trouvé le bon endroit », même en restant immobile.
2. CAT : Technique d’Alignement Coïtal
Ça sonne comme du jargon technique, n’est-ce pas ? En réalité, son essence peut s’expliquer plus simplement :
« Au lieu de rechercher la profondeur, laissez les bassins se frotter l’un contre l’autre, comme un doux balancement. »
La CAT est une version légèrement améliorée de la position du missionnaire traditionnelle :
- Le partenaire soulève légèrement son corps.
- Il ne s’agit pas d’un mouvement rectiligne.
- La pression est plutôt exercée sur l’alignement du clitoris et de la paroi antérieure.
- Les deux partenaires créent l’excitation par des mouvements de va-et-vient plutôt que par des mouvements brusques.
Pourquoi est-elle particulièrement efficace pour déclencher l’éjaculation féminine ?
- La double stimulation du clitoris et du point G est mieux synchronisée.
- Le rythme est stable et ne risque pas de s’emballer.
- Votre corps est plus susceptible d’entrer dans un mode de relaxation-accumulation-libération progressif.
C’est le genre de sensation qui peut vous faire découvrir, de façon inattendue, « comment j’étais soudainement si lubrifiée et si décomplexée ».

3. Position du chien (pénétration par derrière)
La position de pénétration par derrière est très efficace pour la stimulation du point G chez de nombreuses femmes.
Cependant, l’éjaculation n’est certainement pas une question de rapidité pour celles qui pénètrent plus tard.
Les pénétrations en dernier vraiment efficaces ont toutes un point commun :
- L’angle d’insertion est de « pousser vers la paroi vaginale antérieure ».
- Au lieu de « pénétrer en ligne droite »,
Vous pouvez essayer ces techniques d’ajustement :
- Penchez-vous légèrement en avant, de façon à former un léger arc avec votre dos.
- Gardez les jambes légèrement serrées pour concentrer la pression.
- Vous pouvez aussi vous appuyer sur vos avant-bras, en laissant votre bassin se soulever naturellement.
- Maintenez l’angle d’insertion du pénis légèrement vers le haut, plutôt qu’horizontal.
Cet angle de « poussée » facilite la stimulation du point G, vous procurant cette sensation de « pression imminente » avant l’éjaculation.
En résumé :
L’éjaculation féminine pendant les rapports sexuels n’est pas aussi mystérieuse qu’il n’y paraît. C’est le résultat d’une combinaison de réponses physiologiques, d’état psychologique et de méthodes de stimulation. La pression du point G, la stimulation clitoridienne, le niveau de relaxation, l’excitation et même les positions sexuelles choisies peuvent influencer l’éjaculation féminine. Ce n’est ni une épreuve de performance, ni une « technique avancée » ; c’est simplement une façon naturelle pour le corps d’une femme de relâcher les tensions dans certaines conditions.
Surtout, chaque corps est différent, il est donc parfaitement normal de ne pas éjaculer ; l’éjaculation féminine ne signifie pas que vous avez « réussi quelque chose ». Vous expérimentez simplement votre propre chemin vers le plaisir.